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Le tour du lac de Madine à vélo

À une heure de route de Metz et de Nancy, le lac de Madine est une oasis de nature pour échapper au quotidien de la vie citadine, pour un week-end ou quelques heures. Parmi les nombreuses activités proposées sur place, le tour du lac de Madine offre une belle balade bucolique familiale ! En selle !

En couple Nature, Culture, Détente

Lors d’un week-end passé au lac de Madine en juin dernier, nous en avons profité pour faire le tour du lac à vélo. Au programme : 22 kilomètres, 3 villages à traverser et surtout un agréable moment de retrouvailles en famille !

Dimanche, 10:00, départ du gîte : on se dirige entre frères et sœurs à pied jusqu’à l’agence de location de cycles située à deux pas du bar du lac de Madine-Heudicourt. Pat’cycles propose un choix diversifié de cycles : tricycles couchés, rosalies, vélos électriques… On opte pour la version « musculaire » : le VTC ! Aujourd’hui on prend le temps, du coup on choisit la location pour une durée de 4 heures.

Équipés de tenues confortables, de lunettes de soleil et d’une gourde d’eau bien remplie pour s’hydrater par cette chaleur matinale, on enfourche nos vélos pour une balade tranquille d’une heure trente au cœur du parc naturel régional de Lorraine.

 

© A. Brun / M. Laurent

Depuis-Madine Heudicourt, on pédale tranquillement sur l’enrobé, en direction du port de plaisance. Le chemin nous est familier puisque nous l’avons emprunté avec toute la famille la veille. Tricycles couchés pour les enfants et tonton, rosalie pour grand-mère, les tatas et les plus petits et VTT pour les sportifs. L’aller-retour entre Madine-Heudicourt et Madine-Nonsard se fait facilement avec des enfants, en une heure de temps.

Ce matin, c’est sortie entre adultes. On passe devant le parc accrobranches, où l’on emmènera les enfants s’amuser dans l’après-midi et on prend le temps de lire les panneaux d’informations dont le chemin est ponctué. Saviez-vous que le lac de Madine est une étendue d’eau artificielle de 1 100 hectares créée entre autres, pour alimenter en eau la ville de Metz ? On accélère un peu en observant une famille de cygnes au loin : avec la vitesse le vent se fait vivifiant.

Passés la Brasserie du Port et la maison des Promenades, le revêtement change. On pédale maintenant sur du gravier quand on aperçoit un pêcheur sur sa petite barque et au loin, minuscule à cette distance, le mémorial américain de la Butte de Montsec. Une des prochaines étapes de notre circuit !

© A. Brun

On arrive sur la partie forestière du parcours et la fraîcheur et l’ombre des arbres est appréciable. Le mémorial américain apparaît à nouveau au loin, plus proche, tandis que de part et d’autre du chemin de terre s’étendent à perte de vue les champs de seigle parsemés de coquelicots. On atteint le village meusien de Montsec, dominé par le monument en pierre d’Euville. Quitte à être sur place autant aller admirer la vue d’en haut. C’est à ce moment-là que l’on se dit que l’on aurait peut-être dû opter pour les vélos à assistance électrique… 230 m plus haut, 1.5 km plus loin et autant dans les mollets, on peut profiter du panorama et se reposer un peu ! L’édifice à colonnade circulaire dispose d’une table d’orientation en bronze en son centre, qui reproduit en relief les villages alentours et localise les combats qui ont eu lieu lors de la Première Guerre mondiale au Saillant de Saint-Mihiel. Une véritable leçon d’histoire à ciel ouvert qui nous offre en plus, un point de vue saisissant sur les Côtes de Meuse. Quelques photos plus tard, nous revoilà en selle. La descente vers le village se fait bien plus facilement que la montée !

Le tour du lac est bien balisé, ce qui nous permet de nous repérer facilement. Nous sommes pratiquement à la moitié de notre périple. On suit maintenant la D119. Bien que sécurisé dans l’ensemble, il faut rester vigilent sur cette portion du parcours où cyclistes et automobilistes se côtoient.

 

© A. Brun / M. Laurent

On avale les kilomètres et on arrive à l’observatoire ornithologique d’Heudicourt sous-les-Côtes, notre dernière étape. On descend de vélo et l’on s’enfonce en silence, dans le bois. Le sentier qui mène à l’observatoire est ponctué de jeux qui retracent le périple des oiseaux pendant les migrations. On se prête à l’exercice d’identification des chants d’oiseaux dans le bois de la Pointe aux Chênes, grâce aux cônes d’écoute qui amplifient les sons. L’activité plaira certainement aux enfants !

© A. Brun

La passerelle sur pilotis franchie, on accède à l’observatoire de la pointe aux Chênes, avec l’espoir d’apercevoir quelques espèces d’oiseaux. Pas un mot, car le butor étoilé, cet oiseau au cri bien particulier présent dans les roselières, fait partie de ces espèces menacées et sensible au dérangement. Seuls quelques cygnes immaculés nous offrent leur ballet aujourd’hui. Le photographe animalier équipé d’un appareil à téléobjectif aura peut-être plus de chance que nous d’apercevoir l’un des oiseaux présentés sur les panneaux pédagogiques.

Il est temps de repartir ; la dernière ligne droite jusqu’au gîte se fait dans la bonne humeur. Revigorés par cette balade nature au grand air, il est grand temps de passer à table pour prendre des forces pour l’accrobranches de l’après-midi !

Contact BASE DE LOISIRS DU LAC DE MADINE
Maison de Madine
55210 NONSARD LAMARCHE
03 29 89 32 50 Plus d'informations