Nature et détente

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PARCOURS RENAISSANCE

Pont-à-Mousson à l'époque de la Renaissance

Si Pont-à-Mousson puise ses racines dans l’époque médiévale et si cette période fut pour elle synonyme de prospérité, c’est avec la Renaissance que s’ouvrit une ère de grandeur pour la ville. En effet, le XVIe siècle vit Pont-à-Mousson devenir un centre intellectuel et religieux de premier ordre, avec la fondation de l’Université en son sein le 5 décembre 1572. Le Pape Grégoire XIII érigeait, à la demande du Duc Charles III et du Cardinal Charles de Lorraine, par la bulle « In Supereminenti », le Collège et l’Université de Pont-à-Mousson, dans le but de s’opposer à « l’hérésie protestante », qui gagnait du terrain en terre catholique (en particulier à Metz). L’Université, composée de quatre facultés : droit, médecine, théologie et arts, devint l’un des bastions de la Contre-Réforme et fut confiée aux Jésuites. Dès le mois de novembre 1574, s’ouvraient les premières classes avec une soixantaine d’étudiants. Les facultés de théologie et des arts s’implantèrent sur la rive droite de la Moselle (côté Saint-Martin).
Très vite, il fallut agrandir les lieux et de nouveaux corps de bâtiments, construits autour d’une cour d’honneur (l’actuel Lycée Jacques Marquette) virent le jour à la fin du XVIe siècle. Deux autres facultés, droit et médecine, s’installèrent, quant à elles, sur la rive gauche (en 1582 pour la faculté de droit et en 1598 pour la faculté de médecine). Rapidement l’Université mussipontaine vit sa notoriété dépasser les limites de la Lorraine ducale. Pour preuve, l’augmentation importante de la population estudiantine : de 320 étudiants en 1574, elle passa à 2100 en 1616. Pont-à-Mousson était devenue un centre intellectuel d’importance et de renommée internationale, attirant l’élite des étudiants venus de toute l’Europe, jusqu’au transfert de l’Université à Nancy, en 1768, sur ordre de Louis XV.
Dans le sillage de l’Université se développa l’imprimerie, ainsi qu’un certain essor économique qui permit l’embellissement de la ville au goût de la Renaissance.


Un Œil sur ... le Retable de Philippe de Gueldre

Le retable dit "de Philippe de Gueldre" est un triptyque en bois doré réalisé par un atelier flamand d'Anvers. Il aurait été offert par la duchesse Philippe de Gueldre, épouse du duc de Lorraine René II, au monastère des Clarisses de Pont-à-Mousson. Le triptyque retrace la vie du Christ et de la Vierge Marie avec pour thème principal la Passion du Christ. Certaines scènes sont enrichies par des passages de l’Ancien Testament.

Arcades de la Place Duroc
Place ceinturée d’arcades depuis, semble-t-il, la fin du Moyen Age, la place Duroc a été réaménagée dans les premières années du Duc Charles III (1546 - 1608). Les arcades conservent encore pour certaines le plus pur style de la période Renaissance avec des décors constitués de rainures, de rangées d’oves, etc…

Maison des « Sept Péchés Capitaux »
Situé à l’entrée de la rue Victor Hugo, cet immeuble flanqué d’une tour d’angle en encorbellement constituait au XVIe siècle « Le Château d’Amour », résidence ducale, puis plus tard, le siège de la Prévôté. La seconde partie de l’édifice était la demeure du Cardinal de Lorraine. Sa façade a conservé tous les attributs de l’architecture Renaissance, avec ses arcades à claveaux vermiculés, ses fenêtres à double croisillons, etc.
Sur la façade, sept cariatides viennent encadrer les fenêtres. La tradition populaire a reconnu en celles-ci la représentation des « Sept péchés capitaux » ; d’où le nom de « Maison des Sept Péchés Capitaux ».

Eglise Saint-Laurent ... le Christ de Ligier Richier et le Retable de Philippe de Gueldre ...
Erigée dans le milieu du XIIIe siècle, l’église Saint-Laurent fut en partie reconstruite dans la première moitié du XVIe siècle. Le chœur, le transept et une partie de la nef datent de cette époque. La première travée du collatéral sud du chœur révèle d’ailleurs une clef de voûte secondaire marquée de l’année 1545. L’ensemble appartient au style des églises-halles. En son sein se trouvent, le Christ montant au Calvaire, attribué au célèbre sculpteur Ligier Richier, et le Retable de Philippe de Gueldre, tous deux du XVIe siècle.

L‘hôtel des Echevins
Au n° 19 de la rue Saint-Laurent se dresse une imposante demeure construite à la fin du XVIe siècle par la famille de Reims. La façade mêle des éléments de la Renaissance allemande et italienne. Le porche sculpté est en plein cintre, flanqué de deux colonnes aux chapiteaux composites. Les vantaux sculptés présentent la même décoration faite d’entrelacs et d’arabesques. Le linteau de la fenêtre centrale au premier étage laisse apparaître la devise “Memento Mori* ” et la date de construction de l’édifice : 1598.
* “souviens-toi que tu mourras”

L‘hôtel des Charvets (Presbytère)
Au n° 11 de la rue Saint-Laurent se trouve l’hôtel des Charvets, vieille famille d’universitaires et de magistrats mussipontains. Construit en 1610, sa façade avec ses fenêtres géminées rappelle l’influence de la Renaissance florentine, alors que le parement de « pierres et de briques » est dans le plus pur style Louis XIII. Le portail Renaissance est orné de gaines et de pointes de diamant en marbre noir avec têtes d’anges dans les écoinçons. Il s’agit à l’heure actuelle du presbytère de la paroisse Saint Pierre Fourier.

La Faculté de Droit
Au n° 58 de la rue Saint-Laurent se remarque l’ancienne Faculté de Droit, dont il reste une porte encadrée de deux pilastres d’ordre ionique, surmontée d’un fronton en demi-cintre, détruit à la Révolution, ainsi qu’un grand escalier dans la cour intérieure.

Façades Renaissance rue Clémenceau
Aux n° 6 et 8 de la rue Clémenceau se dévoilent deux façades d’époque Renaissance.
Le n° 6, édifié en 1566, était la demeure d’Antoine Richard, Seigneur de Clévent. Sa cour intérieure est typique des maisons bourgeoises de la Renaissance à la mode italienne.
Au n° 8, construit en 1593, on peut voir une très belle porte dont le linteau est surmonté d’un blason qui fut détruit à la Révolution. Les deux édifices affichent des fenêtres géminées en plein cintre.

Hôtel particulier
Aux n° 4 et 6 de la rue de Lemud, face à l’ancienne église des Carmélites s’élève un hôtel particulier, datant de la Renaissance. Construit vers 1580 par la famille de Rains, on y accède par un imposant porche. Le n°6 a d’ailleurs conservé une pierre d’angle Renaissance.

Hôtel de la Monnaie (Musée)
Au n° 2 de la rue Magot de Rogéville se dresse l’Hôtel de la Monnaie. Ce somptueux édifice de la Renaissance possède tous les attributs architecturaux de la période. L’agrafe du porche porte la date 1591 et les initiales I.T. La porte, en plein cintre, est flanquée de deux colonnes aux chapiteaux composites. Elles soutiennent un entablement surmonté d’un fronton interrompu et d’un pot à fruits. La frise est faite de rinceaux sculptés et de têtes d’anges aux extrémités. La porte d’entrée à double battant, présente des vantaux sculptés, ornés de rosaces et d’entrelacs. Au dedans, l’escalier en pierre, les plafonds, les portes du premier étage ainsi que le linteau de la cheminée rappellent cette époque. Tout comme la cour intérieure, avec sa façade en pierre de taille, ses fenêtres à meneaux, son balcon, et son puits dans le plus pur style Renaissance. C’est en son sein que fut installé le musée municipal dédié au papier mâché.

Linteau de porte
Au n° 6 de la rue de la Poterne, se trouve un linteau de porte en plein cintre datant de l’année 1593.

L’Université (cour d’Honneur du Lycée Marquette)
La façade Renaissance de la cour d’Honneur est un vestige de l’ancienne Université fondée en 1572. L’aile Est fut élevée vers 1574, l’aile Nord, en 1582 et enfin, l’aile Ouest, entre 1608-1610. Côté Nord, au centre, on peut voir une porte encadrée de deux colonnes cannelées d’ordre ionique, portant une architrave moulurée, surmontée d’une frise, décorée de rinceaux et terminée aux deux extrémités par une tête d’ange. Aux écoinçons, deux génies ailés tendent à bout de bras des couronnes de lauriers. La façade possède également des fenêtres à croisillons et des frontons coupés portant des cartouches au monogramme du duc de Lorraine Henri II (H) en alternance avec celui de la Compagnie de Jésus (IHS).

  • Type d'itinéraire :
    • Pédestre
  • Coordonnées

    54700 PONT A MOUSSON
    03 83 84 23 89
    Territoire Val de Lorraine
    A proximité de Pont-à-Mousson

    Réservation

    Informations complémentaires

  • Conditions de pratique - Individuels :
    • Accès libre permanent
  • Conditions de pratique - Groupes :
    • Accès libre permanent
  • Distance (fourchette) :
    • Moins de 5 km






    • * champs obligatoires